
Un mois après avoir accueilli la première Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie à Lomé, le Togo poursuit son rapprochement avec Moscou. C’est dans ce cadre que Faure Gnassingbé participera, les 28 et 29 octobre 2026, au troisième Sommet Russie-Afrique. L’annonce a été faite par la Présidence du Conseil dans un communiqué daté de ce 27 octobre, précisant que le Chef de l’exécutif se rend à Moscou à l’invitation de son homologue russe, Vladimir Poutine.
Cette grand-messe continentale, qui fait suite aux éditions de Sotchi en 2019 et de Saint-Pétersbourg en 2023, réunira chefs d’État, gouvernements africains et partenaires au développement. Les débats s’articuleront autour des questions de commerce, d’investissement et de développement. Pour Lomé, il s’agit surtout de capitaliser sur la dynamique enclenchée ces derniers mois pour attirer de nouveaux financements.
Sécurité alimentaire, énergie et port de Lomé en vitrine
Le Togo se rend ainsi dans la capitale russe avec une feuille de route précise. Le communiqué de la Présidence détaille les priorités que le chef de l’exécutif compte défendre : « la sécurité alimentaire et l’accès aux intrants agricoles, la formation technique et scientifique de sa jeunesse, l’énergie ainsi que la valorisation de sa plateforme logistique et portuaire comme porte d’entrée vers les marchés de la sous-région ».
Ces priorités font écho direct aux discussions entamées fin septembre à Lomé, lors de la Commission mixte. Les deux pays y avaient justement identifié des pistes de coopération dans l’agriculture, l’énergie et les infrastructures. La présence de Faure Gnassingbé à Moscou doit permettre de transformer ces intentions en accords concrets. Le Président du Conseil présentera également aux investisseurs russes les multiples opportunités d’affaires offertes par le pays.
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Cette participation s’inscrit dans la droite ligne de la diplomatie togolaise. Le communiqué officiel rappelle que Lomé reste « fidèle à sa diplomatie d’ouverture et de partenariats diversifiés ». À travers ce sommet, le Togo « entend élargir le champ de ses coopérations au service de son développement et de la stabilité régionale, en cohérence avec ses engagements envers l’ensemble de ses partenaires ».
Le Togo ne rompt donc pas avec ses alliés traditionnels, mais cherche à multiplier les sources de financement. Ce déplacement à Moscou s’inscrit dans le prolongement de la visite officielle du Président du Conseil en Russie en novembre 2025, qui avait déjà jeté les bases d’un rapprochement économique. En misant sur ses atouts logistiques et agricoles, Lomé espère transformer cette relation naissante en un véritable levier de croissance.



